Par Laurence Guittier, chargée de quartier Vous avez dit animation sociale et culturelle ? Que d’illustrations en effet à travers l’ensemble des pages de ce Mosaïque pour caractériser les forces vives de Nantes Nord qui contribuent jour après jour à favoriser la rencontre, s’épanouir, découvrir les richesses de ses voisins, de son environnement proche, de [...]
Par Laurence Guittier, chargée de quartier Sous le soleil d’hiver qui permet d’entamer la nouvelle année dans la bonne humeur, je vous donne rendez-vous au printemps pour fêter sur le quartier les 20 ans de notre journal Mosaïque ! Ce numéro et son dossier « solidarité – précarité » illustre à nouveau l’enthousiasme du comité de rédaction à [...]
« Mosaïque a 20 ans, comme le temps passe vite, M’sieur dame, hier encore, cette modeste pépite, Brille de toutes les richesses du quartier dynamique, Mosaïque, que vous avez grandi ! » Par Gérard Vinet Cela vous dit quelque chose ? Bien sûr, ce sont bien les premiers vers du titre « Votre fille a [...]
Les temps sont durs, la vie en général pas facile. La sinistrose gagne du terrain. Un bon moyen pour la chasser : CHANTER. « Les Voix du Nord » ne demandent qu’à vous accueillir. Par Georges Négrel 20 heures. En cette fin d’hiver frisquette, au pied des barres du « Chêne des Anglais ». Tout [...]
Un quartier pour tous, tous pour un quartier…! Vous avez reconnu le plagiat de la parole des mousquetaires, auquel je me suis adonné. Et pourtant, lorsqu’en ce 20 janvier 2012, j’assistais, comme d’autres habitants, à la soirée de bilan du marché de Noël qui s’était déroulé le 10 décembre 2011, le ton m’est apparu différent [...]
Les Centres Socioculturels ont joué un rôle important dans l’émergence d’une certaine cohésion des différents groupes sociaux constituant « la mosaïque » des quartiers nord de Nantes. Ils ont permis la rencontre en un même lieu, d’habitants aux origines sociales et ethniques différentes. Retour sur les années 50 et le contexte de création du Centre [...]
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L’exclusion. Le constat est accablant et les livres prennent acte d’un temps où la résonance du mot en est devenue assourdissante. Les quelques références mentionnées ci-dessous permettent de mieux connaître les gens derrière le mot. Lieu ressource, la Médiathèque c’est aussi un espace d’animation culturelle ouvert à tous. De novembre à février, aux couleurs du [...]
Vous avez dit animation sociale et culturelle ? Que d’illustrations en effet à travers l’ensemble des pages de ce Mosaïque pour caractériser les forces vives de Nantes Nord qui contribuent jour après jour à favoriser la rencontre, s’épanouir, découvrir les richesses de ses voisins, de son environnement proche, de sa ville…Chacun à sa façon, habitant, association, professionnel, artiste, mais aussi avec cette pratique collective chère à ce quartier, ces différentes initiatives permettent souvent de dépasser les difficultés du quotidien exprimées par bon nombre d’habitants, et c’est cette énergie positive que le comité de rédaction est fier de valoriser au nom de son quartierDans le même esprit, les rédacteurs vous donnent rendez-vous en octobre pour fêter les 20 ans de votre journal Mosaïque !
« Mosaïque a 20 ans, comme le temps passe vite, M’sieur dame, hier encore, cette modeste pépite, Brille de toutes les richesses du quartier dynamique, Mosaïque, que vous avez grandi ! »
Par Gérard Vinet
Cela vous dit quelque chose ? Bien sûr, ce sont bien les premiers vers du titre « Votre fille a vingt ans » chanté en 1968 par Serge Reggiani, réinterprétés façon « Nantes Nord » car ce sera l’actualité de notre quartier, du 6 au 20 octobre 2012 à la Mano, « les 20 ans de Mosaïque ».
Au fil des ans, rédacteurs-trices, illustrateurs-trices ou photographes, relecteurs-trices, distributeurs-trices, pionniers de 1992 ou acteurs actuels, tel est le comité de rédaction.
Accompagner, être le trait d’union permettant que « le fond prenne forme », telle est la mission des coordinateurs(trices), d’abord objecteurs de conscience, puis agents territoriaux, ayant permis de stabiliser le contenu puis l’image de qualité du journal des habitants pour ainsi cristalliser les talents.
Nous n’omettrons pas d’évoquer les crampes d’estomac dont ont pu être victimes les directeurs(trices) de publication à la lecture des lignes, des pages, devant la saveur des articles, justifiant l’embonpoint et les couleurs que prenaient Mosaïque…
Mais, la ténacité, la constance, l’enthousiasme des militants ou témoins du quartier, auront permis l’originalité de ce projet collectif.
Variant les genres d’écriture, passant de l’humour au témoignage, c’est l’éventail des envies de chacun qui aura rendu attachant Mosaïque. Bien sûr, le plaisir de faire, renouveler, a fait vivre le comité de rédaction élargi. Pour tous, la satisfaction est de savoir que ce journal est attendu et que l’on a plaisir à en parler au delà de notre quartier. En effet, à défaut d’avoir une audience nationale, Mosaïque est un journal local complétant les quotidiens régionaux.
Pour étoffer mon propos, je souhaite évoquer, le film « Les nouveaux chiens de garde » qui a été projeté au Katorza et au Concorde. Ce film a pour sujet les médias de l’information, qu’ils soient de presse écrite ou télévisuels et évoquent le rôle, mieux, la place, de tel(le) ou tel(le) journaliste sur l’information que l’on nous donne à consommer. Alors qu’ils se revendiquent « contre-pouvoir », affranchis des influences politiques ou financières, nous assistons à leurs mutations d’une chaîne ou d’un journal à l’autre, contribuant à la course à l’audimat ou au lectorat… mais pas forcément aux débats d’opinion et à l’information des citoyens.
Ce film est inspiré d’une œuvre de Paul Nizan, philosophe, qui, en 1932, dénonçait, dans « Les chiens de garde », l’impact des « intellectuels » qui, à renfort de publications, prêchaient ce que devait être la société française.
Alors, certes, plus modestement, je me dis que le journal de notre quartier reflète au moins la sincérité et l’honnêteté de ceux qui s’y impliquent et que tant le témoignage qu’ils apportent ou celui, après collectage qu’ils restituent, a les saveurs d’une vérité, d’une humanité.
Les temps sont durs, la vie en général pas facile. La sinistrose gagne du terrain. Un bon moyen pour la chasser : CHANTER. « Les Voix du Nord » ne demandent qu’à vous accueillir.
Par Georges Négrel
20 heures. En cette fin d’hiver frisquette, au pied des barres du « Chêne des Anglais ». Tout est calme. Le bâtiment de LA MANO, bruissant souvent de réunions à toute heure, paraît désert ce soir. Mais voici qu’arrive, à pied, en tram ou en voiture, un certain nombre de personnes, un classeur sous le bras. Comme tous les mercredis, « Les Voix du Nord » répètent, de 20h15 à 22h15.
Sous la présidence bienveillante de Roger Guibert, enseignant en retraite, l’association fondée en 1998, réunit actuellement 48 amoureux du chant choral. Vous les avez sûrement entendu exprimer leur passion lors du « Marché de Noël » auquel ils participent régulièrement, et cette année lors de la présentation des vœux du Maire. Les adhérents habitent principalement nos quartiers, mais viennent aussi du centre ville, d’Orvault, de La Chapelle sur Erdre, et même de Rezé.
Ils ont participé le 18 mars dernier à une rencontre inter chorale, événement renouvelé chaque année, au bénéfice de « Rétina » une association de soutien aux malades atteints de dégénérescence maculaire (de la rétine), et cette année à « Vivre avec le SED » ou Syndrome d’Helers Danlos, qualifié de « maladie rare » par les autorités médicales, et dont souffre une des choristes.
J’y étais, et j’ai pu constater la progression continue réalisée sous la houlette de Claire Legland, en charge de la chorale depuis septembre 2008.
Claire a suivi une formation de chef de chœur au Conservatoire de Région de Nantes, et a été admise récemment pour une formation approfondie au Conservatoire National de Paris.
Le Président et Claire ont bien voulu que j’assiste à la répétition de ce soir là.
La tension avec laquelle on peut la voir , l’œil sévère, diriger sa « troupe » en représentation, prouve sa volonté de réussite. Sous un jour très différent, pendant la répétition, j’ai pu apprécier l’ambiance joyeuse et décontractée, la chaleur et la gentillesse de Claire. Ce qui n’empêche pas la rigueur du travail demandé, comme dans toute chorale digne de ce nom.
Etirements corporels pour commencer, échauffement des cordes vocales par des exercices appropriés, autres exercices de rythmique.
Ce soir, un nouveau chant est mis au programme : « Au cœur de la nuit », chant breton.
Tour à tour, Claire fait travailler chaque « pupitre », c’est à dire les sopranos, les altos, pour les femmes, les ténors et les basses pour les hommes.
Elle leur apprend aussi les nuances du chant, la façon de respirer, comment chanter cinq à dix mesures sans reprendre souffle.
L’une des choristes nous a livré quelques impressions qui vous montreront, vu de l’intérieur, la vie de cette petite communauté. Effaçons-nous devant ce témoignage.
Vous voyez ce que je veux dire ou non ? s’inquiète-t-elle sans cesse, toujours inquiète à l’idée de ne pas avoir su trouver les mots qui nous
permettraient de comprendre ce qu’elle attend de nous…. Elle, notre chef de chœur…
Nous ne sommes que de modestes amateurs, venus avec nos voix toutes simples savourer chaque mercredi un moment de plaisir ensemble autour du chant : deux petites heures dans la joie et dans la bonne humeur…
Mais pendant ces deux toutes petites heures du mercredi, si je réfléchis, c’est fou finalement tout ce que j’ai appris :
Transformer mon nez en crayon, faire des o et des a et des i et des ou dans le même moule, tout en arrachant des carottes ou en lançant des pierres sur mes voisins.
Faire des tssss, des pffff et des peuh peuh peuh, Faire monter les notes en m’aidant de mes mains pour les faire aller tout en haut, les tirer de derrière la tête ou les projeter à la face de qui je veux, mais surtout pas les prendre par en dessous.
Bailler, bailler et bailler, et continuer à bailler en chantant et continuer à chanter en baillant.
Me transformer en cathédrale aux larges voûtes. Projeter ma voix comme un javelot lancé sur mes « copines de chorale…
Pour tout cela, pas besoin de connaître les croches et demi-croches, les arpèges et des triolets… même pas les notes !
Juste avoir l’envie de chanter… et de se faire plaisir en chantant… tous en chœur, ensemble…
Le répertoire choral fait beaucoup voyager. Celui des « Voix du Nord » n’échappe pas à la règle et nous promène d’Argentine en Israël, en passant par le Béarn, les landes de bruyère de Scarborough Fair et les bords animés du Rhin. En pratiquant cette discipline, on devient même un tout petit peu polyglotte, jonglant d’une minute à l’autre du français à l’anglais, du bolivien au créole ou à l’hébreu, voire à des langues imaginaires, jouant avec les onomatopées.
Choriste à mes heures, je sais aussi que l’exercice choral donne aussi l’occasion de vivre des expériences fortes de solidarité, avant et pendant les concerts en fondant sa voix avec celle des autres, renonçant à sa personnalité. Cela entraîne aussi de forts moments de convivialité autour de bons repas de Noël ou de fin d’année.
Et, à coté de tout cela, le sentiment d’apporter sa petite pierre à ceux qui souffrent en chantant pour les malchanceux de la vie, comme ce fut le cas en mars dernier.
Si tout ce qui précède ne vous donne pas envie d’aller y voir à votre tour, c’est que vous êtes, au choix, désespéré de la vie, ce qui par les temps qui courent peut à la rigueur s’expliquer, ou revenu de tout, exempt de curiosité.
En tous les cas, vous ne pourrez plus dire que vous ne saviez pas que l’on chantait dans notre quartier.
« Les Voix du Nord » vous attendent de pied ferme, pour participer avec eux, en plus du plaisir de chanter, à des actes de solidarité.
Les Voix du Nord
48 rue du lieutenant de Sesmaison
44300 Nantes
02 40 63 33 65
chorale.lesvoixdunord@laposte.net
Sortie en plein air, pique nique, observation, convivialité et partage, voici ce que propose une association de notre quartier qui fête aujourd’hui son centenaire. Avec ou sans jumelles, chacun y trouvera sa place.
Par Marie Annick Huchet
En me promenant au bord des rivières qui jouxtent notre quartier nord, le Cens, l’Erdre et le Gêvres, bordées de bois et de très grands arbres de toutes espèces, je prends conscience de la chance que nous avons de vivre auprès des oiseaux qui partagent notre coin de verdure. C’est pourquoi je vous informe du centenaire de la LPO (Ligue de Protection des Oiseaux) dont le siège départemental se trouve sur notre quartier, à la Boissière.
La LPO a été créée en 1912, à l’occasion d’un problème sur l’archipel des « Sept Iles », près de Perros-Guirec, en Bretagne. Une poignée d’amoureux de la nature s’est mobilisée pour défendre les oiseaux marins (Macareux, Guillemots et petits pingouins) agressés par une bande de chasseurs en safari, en cette région. La population est passée de 20 000 à 2000 oiseaux. Ainsi, la LPO a été créée pour permettre de préserver la réserve des « Sept Iles » et de la classer en réserve naturelle protégée.
Rue André Gide, lieu de rencontre des ornithologues et amis des oiseaux, Nicolas nous accueille pour nous informer de toute l’activité de l’association et des sorties organisées pour la reconnaissance des espèces. Nous apprenons à regarder vivre les oiseaux sans les déranger, à connaitre leur nom, leur chant, leur comportement… Quel souvenir que cette observation des Ibis sacrés, au lac de Grand-Lieu, ou celle de faucons pèlerins, sous le pont de Cheviré, tandis qu’ils avaient disparu chez nous. Ainsi, pour les plus passionnés, avec des ornithologues confirmés, nous découvrons des espèces nouvelles ou plus rares dans la région, par des sorties organisées tout au long de l’année. C’est aussi un partage entre les participants qui ont le souci de transmettre des informations sur les lieux de passage ou de nidification des espèces, dans un milieu en pleine mutation. Les oiseaux nous donnent, en effet, des signes sur l’évolution de l’écosystème.
A la Mano, des rencontres départementales sont organisées régulièrement pour nous informer des actions menées dans d’autres régions avec lesquelles nous sommes solidaires. Quelquefois, certains participants nous transmettent leur reportage avec de jolies photos d’oiseaux rencontrés.
Parfois, c’est à l’occasion d’une catastrophe naturelle telle que : marée noire, tempête, cyclone… que nous sommes mobilisés pour assister les oiseaux blessés et leur porter secours. Les bénévoles sont alors bienvenus pour y prendre part.
Si nous voulons garder notre terre comme un espace agréable à tous, essayons d’y respecter la vie, en conservant chacun sa place et bien sûr en accorder une à nos amis, les oiseaux qui le partagent.
LPO
1 rue André Gide
44300 Nantes
02 51 82 02 97
loire-atlantique@lpo.fr
Vaisselle, vêtements, livres, jouets, matériel de puériculture… entre 0,30 et 5 euros maximum. Cela fait 26 ans que l’association Rencontre Loisirs Travaux œuvre sur notre quartier pour aider chaque famille dans son quotidien.
Par Isabelle Lebastard
Dans notre quartier se trouve une association, Rencontre Loisirs
Travaux, où Violette et Mari-Jo vous reçoivent bénévolement tous les vendredis après-midi. Chaque année, vous ne pouvez pas les rater, ce sont elles qui tiennent le plus gros stand du marché de Noël, là où se précipitent tous les enfants : le stand des jouets !
L’aventure a commencé en 1989. « A l’époque, nous étions entre 10 et 15 personnes qui faisions de la couture avec Marie Annick Quirion, conseillère en Economie Sociale et Familiale. Comme on nous donnait beaucoup de vêtements, l’idée a pointé de constituer une association, pour recevoir ces habits et ensuite les remettre à disposition des autres. RLT a donc été créée et comptait 30 adhérents. Nous nous situions alors dans les locaux de la Caisse d’Allocation Familiale, dans un appartement, 11 rue du Honduras. C’était aussi un lieu de rencontres pour les habitants de la Petite Sensive. »
Violette habite le quartier depuis 1972 et Mari-Jo depuis 1970. Elles travaillent toute la semaine, mais se libèrent pour ouvrir les portes de RLT, depuis 10 ans, dans un sous sol, prêté par la mairie de Nantes, qui aurait un grand besoin de travaux au 5 rue du Honduras. « Si nous avions des locaux plus grands, nous pourrions prendre les meubles ; les besoins sont toujours là, et d’ailleurs nous regrettons de ne pouvoir ouvrir plus que nous ne le faisons déjà, mais aujourd’hui nous ne sommes que deux. Nous ne pouvons, non plus, communiquer sur notre activité. Elle fonctionne grâce au bouche à oreille. Au début, nous mettions des affiches dans les boîtes aux lettres ».
Violette et Marie-Jo sont contentes de donner de leur temps pour venir partager des souvenirs avec les personnes. C’est un lieu important pour les habitants. Elles sont les confidentes de beaucoup. « Ce n’est pas qu’un lieu de dépôt, c’est un endroit où les échanges sont importants entre les habitants. C’est comme si c’était hier, cela n’a pas changé, c’est de la solidarité ». Elles ne reçoivent pas de subvention et ne fonctionnent qu’avec des dons, elles sont très attachées à cet endroit, pour aider les gens, pour voir du monde. « C’est important de continuer ce qu’ont commencé les anciens. »
Vous pouvez y déposer de la vaisselle, des chaussures, des vêtements pour adultes ou pour enfants. Les articles varient selon les arrivages. Lors de notre visite, nous avons pu remarquer sur une étagère, une nacelle pour bébé qui sera vendue entre 3 et 4 euros !
Vous pouvez également acheter une assiette au prix de 0,30 euro, un bavoirau prix de 0,30 euro. Des blousons, des manteaux, des sacs, ou des sacs à dos sont proposés à 5 euros !
Avec la vente des articles, elles arrivent à organiser, pour un groupe de 51 personnes, un voyage par an, au mois de mai. « Cette année ce sera Euro Disney ».
Aujourd’hui nos deux bénévoles veulent faire passer le message qu’elles ont besoin d’aide, des paquets s’entassent dans la salle de tri et si elles pouvaient organiser une autre journée de vente ce serait
formidable.
RLT
5 bis rue du Honduras 44300 Nantes
02 40 40 35 95